The peton’s bohem

Vers d’enfant accrochés aux branches vides et nues de janvier, petites mailles douces pour couvrir les pieds allant, en chemin, la marche en petite cadence hivernale…

Ma bohème

Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées ;
Mon paletot aussi devenait idéal ;
J’allais sous le ciel, Muse ! et j’étais ton féal ;
Oh ! là ! là ! que d’amours splendides j’ai rêvées !

Mon unique culotte avait un large trou.
- Petit-Poucet rêveur, j’égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
- Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou

Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ;

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur !

Mon premier est d’Arthur Rimbaud, mon second de Solenn à retrouver ici, mon troisième un hasard et mon quatrième du livre « Rêve de bébé à la droguerie », mon tout est très très doux et chaud (du mérinos magique, un peu de cachemire dans de la laine et de l’alpaga).

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One Response to The peton’s bohem

  1. Stefou dit :

    Coucou mon Luciolle,
    Je regarde régulièrement ton blog et tout ce que tu fais est magnifique.
    Bisous gelés au coeur fondant.
    Stefou

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