Les jours sans heures des premiers temps m’ont fait oublier l’anniversaire. Vite rappelée à l’ordre par les pourtant encore petits pieds qui ne rentrent déjà plus dans les chaussons, les petits poignets qui débordent des manches, les cheveux qui s’éparpillent autour d’une petite tête croissante, les bodies sur lesquels on tire avec espoir de retourner un peu vers la naissance…
Un mois déjà pour la colibriette. Un mois de tours de magie de prières d’enchantements de grandes découvertes par ces petites mains virevoltantes.
Et
Un an ici, dans ce petit coin de verdure imaginaire.
Vous remercier pour vos visites, petits pas discrets qui font vivre cet endroit et me touchent toujours beaucoup.
Un joli poème-chanson pour fêter tout ça :
Saturne Il est morne, il est taciturne,Il préside aux choses du temps,
Il porte un joli nom, « Saturne »,
Mais c’est un dieu fort inquiétant. En allant son chemin morose,
Pour se désennuyer un peu,
Il joue à bousculer les roses,
Le temps tue le temps comme il peut. Cette saison, c’est toi, ma belle,
Qui as fait les frais de son jeu,
Toi qui a payé la gabelle,
Un grain de sel dans tes cheveux. C’est pas vilain, les fleurs d’automne,
Et tous les poètes l’ont dit.
Je te regarde et je te donne
Mon billet qu’ils n’ont pas menti. Viens encore, viens ma favorite,
Descendons ensemble au jardin,
Viens effeuiller la marguerite
De l’été de la Saint-Martin. Je sais par coeur toutes tes grâces
Et, pour me les faire oublier,
Il faudra que Saturne en fasse
Des tours d’horloge de sablier! Et la petite pisseuse d’en face
Peut bien aller se rhabiller. Georges Brassens









































